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Concilier vie de famille et vie en caserne : ce qu'en disent les gendarmes

Photo de profil de Seb Par Seb
24 juin 2025 4 min de lecture 2,697 vues
Guide complet : Concilier vie de famille et vie en caserne : ce qu'en disent les gendarmes
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La vie en caserne fait partie intégrante du quotidien de nombreux gendarmes. Entre permanences et disponibilité quasi permanente, la question se pose naturellement : comment concilier vie de famille et vie professionnelle lorsque l'on vit sur son lieu de travail ?

Sur le forum G comme Gendarme, plusieurs militaires ont partagé leurs expériences et conseils dans une conversation. Ce qui en ressort est à la fois rassurant et inspirant. Nous avons synthétisé les échanges ici.


La caserne, un vrai chez-soi (ou presque)

Contrairement à l'image rigide que l'on pourrait s'en faire, la vie en caserne offre une certaine liberté. Comme le dit une gendarme féminine :

« Si j’ai envie de me balader en maillot de bain pour traverser la cour... je le fais. »

Aucun réveil en fanfare, pas de levée de drapeau obligatoire à l’aube : le rythme de vie est défini par les horaires de service, pas par un protocole militaire permanent. Une fois la journée terminée, chacun rentre chez soi... même si ce « chez soi » est à 50 mètres du bureau.


Une vie de famille possible et protégée

La caserne accueille les familles. Compagne ou compagnon, enfants, animaux : tout le monde peut cohabiter dans les logements attribués. L’un des messages du forum résume bien la situation :

« Ta compagne et tes enfants vivant avec toi en caserne feront leur vie comme s’ils étaient à l’extérieur. »

Les logements sont réellement habitables. Il est possible de les aménager, d’y inviter famille et amis (en prévenant la hiérarchie pour des raisons de sécurité), et d’y vivre une vie tout à fait normale.


Un environnement favorable aux enfants

Les casernes sont perçues comme un cadre sécurisant pour les enfants. Lieux fermés, communauté soudée, camaraderie entre familles : les enfants grandissent dans un environnement protégé, souvent entourés de copains de leur âge.

Une maman raconte :

« Ma fille traversait la cour pour aller jouer avec les enfants du voisin... elle savait que si j'étais d’astreinte, un collègue pouvait la garder. »


Mutations et adaptabilité : une vie en mouvement

La vie de gendarme implique des mutations régulières. Plusieurs familles expliquent que ces changements, bien que parfois pesants, sont aussi sources d’ouverture.

« Trois départements en cinq ans, deux déménagements... Nos enfants se sont bien adaptés, ils sont sociables, s'intègrent vite. »

Pour les enfants, c’est l’occasion de découvrir de nouveaux environnements, d’apprendre à s’adapter, et de développer une réelle ouverture d’esprit.


Une communauté soudée, avec ses avantages (et ses limites)

La vie en caserne, c’est aussi vivre au contact d’autres familles de gendarmes. Cela crée une entraide forte : babysitting entre collègues, coups de main, sorties communes...

Mais comme dans tout milieu fermé, il peut aussi y avoir des tensions ou des commérages.

« Tant qu’on ne rentre pas dans ce jeu-là, tout se passe bien. »


Vie privée et disponibilité : un équilibre à trouver

Même si les gendarmes ne sont pas en service 24/7, la disponibilité reste une règle : astreintes, interventions en urgence, permanence de jour ou de nuit... Cela peut compliquer la gestion familiale, notamment pour les couples avec enfants en bas âge.

Mais les quartiers libres (soirées libres), les astreintes déclenchables avec délai et les organisations internes permettent généralement de s’organiser.


Une vie différente, mais riche de sens

Vivre en caserne avec sa famille, ce n’est ni un sacrifice ni une corvée. C’est une forme de vie à part entière, rythmée par les obligations du métier, mais aussi porteuse de solidarité, de simplicité, et d’une ambiance unique.

Avec un peu d’organisation, de dialogue en famille et de tolérance envers ses voisins, cette vie partagée peut devenir une expérience familiale enrichissante... et un souvenir marquant pour les enfants comme pour les parents.

Dernière mise à jour : 01 déc. 2025 Tagué dans : brigade
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1 Commentaire

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Mélissa Invité

Cet article me laisse sans voix... Il ne doit pas en exister beaucoup comme celle-ci. Nous ne parlerons pas ici des casernes mal entretenues où vous devez refaire tout l'appartement lorsque vous arrivez si vous souhaitez vivre dans un cadre acceptable, des murs pratiquement en cartons où vous entendez les autres enfants pleurer le jour mais surtout la nuit... Vous parlez de disponibilité permanente. Voici les faits qui m'ont été rapportés par une gendarme maintenant maman. Vous pensez que votre collègue qui a déjà 2 ou 3 enfants va garder le ou les vôtres pendant toutes vos astreintes ? Si on vous appelle à 2 h du matin, vous allez courir lui déposer ? Si vous ne pouvez pas rentrer le récupérer le soir, disponibilité oblige, il va courir au dernier moment chez la nourrice ou à la garderie de l'école ? Vous connaissez beaucoup de nourrices qui gardent les enfants la semaine et le week-end ? Non, certainement pas, alors si vous êtes d'astreinte le week-end qui va garder vos enfants si vous n'avez pas le bonheur d'avoir papy ou mamie sur place ? Cette gendarme a dû prendre et payer 2 nounous, une pour la semaine et 1 pour les nuits d'astreinte ce qui fait qu'elle allait chercher son petit chez sa nounou le soir pour le déposer chez l'autre nounou pour la nuit et le matin rebelote, déposé chez l'autre nounou. Pour le week-end, elle devait le déposer dans sa famille à plus d'une heure de route le vendredi pour aller le récupérer le dimanche soir. Vous trouvez que c'est une vie pour un petit enfant et pour sa mère ? Quant à la nounou de nuit, je vous mets au défi d'en trouver une car elles ne sont pas nombreuses. Voilà ce qu'est la réalité de la vie d'un couple de gendarmes avec les astreintes de chacun. Quant à l'aide de la gendarmerie, elle a bien compris qu'elle devait s'en passer. Ce n'est pas leur problème. Et elle n'a certainement pas trouvé votre caserne de rêve. Ce n'est pas à l'école de gendarmerie qu'on vous expliquera ce qu'est la réalité sur le terrain. Il faut aimer le métier pour supporter tout ça.

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